La publicité exercée en dehors de l’officine recouvre les moyens d’information mis en œuvre par le pharmacien pour attirer la clientèle vers son officine, et autrement dit pour solliciter la clientèle.

 

Cette dernière n’est pas interdite tant qu’elle ne constitue pas un moyen ou procédé contraire à la dignité de la profession.

 

Cependant, au-delà de cette limite quelque peu floue[1] laissée à l’appréciation du juge disciplinaire, le Code de la santé publique a finalement pris la peine de poser un certain nombre de règles limitant la publicité pouvant être faite par le pharmacien en faveur de son officine.

 

Il est en effet apparu important pour le gouvernement de réglementer la publicité faite à l’extérieur de l’officine, généralement assimilée à une pratique contraire à la dignité professionnelle.

 

Ces règles sont excessivement contraignantes, et placent le pharmacien d’officine dans une situation désavantageuse par rapport aux commerces de parapharmacie, cette rupture d’égalité dans les rapports de concurrence étant justifiée par le fait que les pharmaciens sont seuls habilités à dispenser des médicaments[2].

 

 

Ainsi, après avoir déterminé les différentes situations dans lesquelles le pharmacien peut faire de la publicité en faveur de son officine, nous étudierons les supports pouvant être utilisés à cet effet.

En savoir + La publicité hors officine



[1]  Cf. G. CAS et G. VIALA, « La publicité en faveur des officines de pharmacie »,  précité, p. 96.

[2] Cf. Conseil d’Etat, 12 juin 1998, précité.