Un colloque a été organisé le 7 février dernier au Sénat, autour de la question du statut juridique de l’animal.

Selon un article paru dans la grance Agricole le 10 février dernier, « la qualité de la relation des éleveurs avec leurs animaux et les  efforts incessants en faveur du bien-être n’ont pas été évoqués ou ont été  écartés des débats.

Seul agriculteur à intervenir, lui-même éleveur bio, Étienne Gangneron aura  eu plus que du mérite à tenter de faire entendre ce qu’est la réalité des  éleveurs. Vice-président de la FNSEA, il a souligné la nécessité pour tout  éleveur de bien traiter ses animaux. Il a rappelé que les textes répriment déjà  les mauvais traitements aux animaux et reconnaissent son caractère sensible.

Tout en remettant ses propos dans une perspective raisonnable, Étienne  Gangneron a ajouté : « Mes vaches ne sont pas mes amies. Dans mon  métier, je réalise un équilibre entre les vaches, le besoin de fumure de mes  cultures, mes productions. L’élevage, c’est le meilleur vecteur de valorisation  de notre territoire. Vous vous demandez comment les éleveurs considèrent les  animaux. Nous, on se demande comment vous considérez les éleveurs. Il y a les  dispositions nécessaires pour faire respecter les animaux dans les textes. Et  c’est très bien. Si le vote d’un statut est pour vous un symbole, les  conséquences de cette adoption nous pousse à ne pas aller dans ce sens ». Selon lui, les conséquences d’une modification du code civil n’ont pas été  évaluées.

Selon Chantal Jouanno, le système économique est tel que « ce qui est  rentable, ce n’est pas le bien-être animal en raison de la pression pour  produire une alimentation pas chère. Ce qui est rentable, c’est de faire du  mal-être animal ».

Selon quelques informations diffusées dans la salle, des initiatives  pourraient être prises dès la deuxième lecture de la loi d’avenir à l’Assemblée  nationale. »

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